Utility Pant Rachel burnt orange // Blouse Frannie

1/ QUI ES -TU SOPHIE ? 

J’habite Rennes depuis 15 ans, je suis graphiste, mère de 2 enfants et j’ai 42 ans. Je suis née dans une banlieue « middle class » de Grenoble, j’y ai grandi jusqu’à 17 ans. Ensuite, j’ai été étudiante à Grenoble puis à Paris où j’ai commencé aussi ma vie professionnelle comme maquettiste dans des groupes de presse. C’est pour suivre mon compagnon que je suis arrivée à Rennes. J’ai continué ici comme graphiste, indépendante d’abord, puis maintenant en agence. 

(Finalement, je ne trouve pas que ça soit intéressant cette présentation… je me demande ce que ça apporte non ? Ou bien, j’y réponds mal ?)

 

          2/ PEUX-TU NOUS PARLER DE TA RELATION AU VÊTEMENT ? 

Mon rapport à la mode n’est pas raisonnable. Il vient du ventre, des tripes, j’ai du mal à le définir. J’ai une grande fascination pour les vêtements. La façon qu’ils ont de dire qui on est, en mentant parfois, de transformer ou de souligner une silhouette, d’indiquer une humeur, d’adoucir ou au contraire de renforcer un tempérament, je crois qu’ils ont ces pouvoirs. Ça m’a toujours intéressée, toujours fascinée. Je trouve du plaisir à les regarder sur les autres, sur les mannequins, sur des cintres même, mais aussi à les porter. Certaines pièces me portent plus que je les porte. Elles agissent de la même manière peut-être que lorsque l’on se sent mieux juste en s’étant mis du rose aux joues. En même temps, j’essaie de ne pas prendre mon amour de la mode trop au sérieux, j’essaie de le rendre acceptable vis-à-vis de mes idées sur le monde. Là, c’est le terrain plus « cérébral », il faut que les 2 ne s’opposent pas trop… Je suis très inquiète de ce monde abîmé notamment par de mauvaises habitudes de consommation. Je choisis donc mes « terrains de chasse de la mode » en tenant compte de ça. Je privilégie notamment la seconde main et si j’achète neuf, je préfère acheter plus cher mais plus durable et fait dans le respect de tous ceux qui participent à sa fabrication… si possible ! Malheureusement, ce n’est pas du 100 %…

 

Blouse Frannie // Jupe Emma

3/ EVOLUTION AVEC LE TEMPS OU DECLIC ? 

Je peux dire que depuis l’école primaire et mes premiers souvenirs de « mode », je n’ai jamais eu un autre rapport avec elle que celui-là : une fascination mais que j’ai toujours tenté de contrôler. D’abord, par obligation, car ma mère n’achetait que le stricte minimum. Un slip de bain de garçon faisait l’affaire, des chaussettes trouées pouvaient être rafistolées et portées à nouveau, etc., je crois que ça n’a fait que rendre plus féroce mon envie de porter de « beaux » vêtements. Et, d’un autre côté, je ne m’opposais pas à elle. Un morceau de tissu trouvé dans un tiroir, s’il me plaisait, je le cousais sur une veste trouée (c’était la mode du grunge toute façon) et j’étais heureuse d’exhiber ce bout d’étoffe, ça me suffisait. Ensuite, beaucoup plus tard, j’ai été consciente de la valeur de ce que ma mère me transmettait et, même en gagnant bien ma vie, j’ai donc toujours tenté de rendre ma passion « raisonnable ». Pas facile tous les jours !!!

 

 

4/ SI TU NE DEVAIS EN CHOISIR QU'UNE ,  QUELLE SERAIT "TA" PIECE MUSE & MARLOWE ? 

Le pantalon large, taille haute, en velours côtelé bleu poudré m’a fait de l’œil immédiatement. Comme le reste de la collection, je le trouve élégant, intemporel. Ses poches sont parfaitement bien placées, la taille est haute mais pas trop, juste de quoi magnifier la silhouette. Quelque chose en plus (les grosses côtes ? Ce magnifique bleu ?) évoque je trouve tout le plaisir éprouvé lors de sa création, la grande envie qui a poussé à le dessiner !

Et « chapeau ! » : tout le circuit de fabrication est à l’image de l’ambiance de la collection, pur, en harmonie avec la nature.
Son prix est raisonnable considérant son circuit de fabrication : je n’ai pas hésité une seconde.
 
 

Utility Pant Rachel bleu poudré // Blouse Frannie.

5/ AS-TU UNE MUSE ?

Oui, ma sœur aînée. Elle est parisienne depuis 30 ans, costumière et elle a développé un style que je trouve très beau. Un peu androgyne, des formes plutôt confortables, larges et longues, mais qui mettent toujours en valeur sa silhouette filiforme, de belles matières et l’art d’assortir les tons. Une grande élégance. Il y a souvent au moins un élément qui réveille sa féminité : une broderie de sequins sur un col de veste de smoking, un gros bracelet bariolé, un foulard coloré … juste une touche suffit. 

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